Cet article présente un exemple de réparation d’une paire de chaussons d’escalade.

♦ Un chausson d’escalade est composé principalement de 3 pièces:

– la tige: c’est la partie en cuir ou en synthétique qui va définir le modèle du chausson.
– l’enrobage: c’est l’ensemble de la gomme qui vient entourer et rigidifier la tige sur les côtés, l’avant et l’arrière.
Cette gomme, d’une épaisseur pouvant aller de 1,5 à 2mm suivant les modèles, permet de structurer et de rigidifier la chaussette et ainsi d’assurer une forme définitive au chausson.
– la semelle: c’est la plaque de gomme qui se trouve sous le chausson: elle peut varier de 3mm à 5mm en fonction des modèles.
C’est la dernière pièce qui est assemblée au chausson.

La tige du chausson présente un trou sur le dessus de l’orteil du pied: c’est un cas qui est assez fréquent.
Le chausson est mis à nu et une rustine est cousue.

♦ Quelques conseils:

Les chaussons avec lesquels nous grimpons aujourd’hui sont pour la plupart fragiles et pas forcément conçus pour durer dans le temps.
Au plus le grimpeur attend pour faire réparer ses chaussons et au plus le risque des les abîmer ou de les déformer augmente: un chausson bien entretenu conservera toutes ses aptitudes d’origine.
Ainsi, avec un travail de qualité, une paire pourra parfois être ressemelée 2 ou 3 fois.

La colle que nous utilisons pour travailler se réactive avec la chaleur: ainsi, lors d’une exposition trop longue la semelle peut montrer des signes de décollement. Les cas les plus courants sont: le coffre de voiture l’été, le balcon, le lavage à la machine. Ainsi, il est conseillé de laver vos chaussons à la main et à froid et de les faire sécher lentement à l’abri de la chaleur pour ne pas altérer la chaussette et la colle.